ritza

mars
15

Share

Lisez les témoignages des bénévoles et des enfants de nos centres !

Le témoignage d’Axelle

Axelle, 22 ans et étudiante en master « Relations internationales et action humanitaire » était stagiaire à Prométhée Humanitaire. Apres avoir passé deux mois au siège elle a décidé de se rendre à Madagascar où elle a entamé sa première mission dans le centre d’accueil pour enfants des rues.

13769385_10154408929662612_5944582814232042929_n

Elle raconte:

Les enfants, bien que marqués par un lourd passé, accèdent grâce à la vie du centre au droit à la sécurité, à l’insouciance et au bonheur simple, un droit que tout enfant du monde devrait avoir.

L’impact positif de cette insertion se mesure dès les premières semaines. Nous avons par exemple accueilli lors de mon séjour un petit malgache de 4 ans, Olivier, qui dès son arrivée s’est très vite intégré et a été très vite accepté par les autres enfants.

Lors de ses premières nuits au centre, l’enfant faisait des rêves agités et criait « Il n’y a plus de riz, il n’y a plus de riz », après avoir été rassuré par l’équipe locale ses cauchemars ont cessé.

C’est aujourd’hui un petit garçon épanoui, scolarisé et qui obtient de très bons résultats, qui lui promettent, nous l’espérons un avenir heureux. Ce n’est bien sûr qu’un exemple parmi tant d’autre, il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour leur permettre d’aller de l’avant.

Madagascar est un pays extrêmement pauvre, le 5ème plus pauvre du monde d’après le classement réalisé par le Fonds monétaire international (FMI). Cette extrême pauvre est plus que visible et se matérialise par le nombre d’enfants dans les rues, enfants sans parents, sans familles, ou délaissés par ces dernières. Le centre d’accueil de Prométhéé à Mahajanga est ouvert depuis maintenant 10 ans.

Le témoignage d’Isabelle

Isabelle, 51 ans, a passé 3 semaines au centre à Mahajanga en Juillet 2016.

unnamed

Elle raconte:

Ma décision a été prise d’aller à Mahajanga après ma belle rencontre avec Claire. Claire, si c’était un bonbon, je dirais croquant à l’extérieur et si tendre à l’intérieur. Que d’amour pour ses enfants. Ils sont sa plus belle fierté ! Ils sont sa vie. 

Le centre m’est apparu comme un havre de paix dans la ville. Deux femmes souriantes aux commandes des repas pour ses 20 pensionnaires, cuisaient une marmite énorme de riz et confectionnaient une salade maison. Les 20 bananes pour le dessert étaient prêtes à être distribuées. 

Les plus âgés, au centre depuis 10 ans ont maintenant 20 ans et sont de magnifiques adultes. Les plus jeunes ne cessent d’arriver au centre. Tous font preuve d’une magnifique hospitalité pour son prochain même si à regret ils doivent concéder un petit bout de territoire et surtout partager l’attention de Claire, leur formidable maman à tous. 

Claire sait que pour restaurer une belle image de soi, cela passe par être bien habillé, chaussé, propre, soigné, et pour finir aller dans les bonnes écoles. Deux éducateurs encadrent ces chers enfants, ainsi qu’une charmante secrétaire qui gère les finances du centre. 

C’est dans cette joyeuse ambiance que j’ai pris ma place. Très vite, j’ai compris l’importance de soigner les nouveaux arrivants. La vie dans la rue est rude et immanquablement, ils arrivent avec leur lot de bobos à soigner. 

Règle numéro 1: Les enfants ont tout de suite la tête tondue par les grandes qui ne veulent pas être attaqués par les poux !

Puis, au cas par cas, et bien des questions plus tard, on gère les allers et retours chez le docteur et le passage à la pharmacie pour les traitements appropriés. Se soigner coûte cher à Madagascar et c’est pourquoi aucun de ces enfants n’ont eu de soins avant leur arrivée au centre. 

Une jeune fille de 15 ans se plaignait d’un mal de ventre chronique. Après plusieurs tests en laboratoire, on a découvert des « salmonelles », traités immédiatement par des antibiotiques. Deux jeunes garçons de 7 ans faisaient pipi avec du sang mais sans se plaindre. Après des tests en laboratoire également, le diagnostic était la « billardiose ». Ce sont des parasites qui généralement s’attrapent dans les eaux troubles et sales. Ils grimpent dans le corps par les pieds nus puis envahissent la vessie. S’ils ne sont pas stoppés, c’est au tour du foie puis des yeux pour une cécité à venir. Un autre garçon n’entendait pas bien. Un IRM et scanner ont été réalisés pour diagnostiquer un trou dans son tympan, certainement dû à des otites à répétition jamais soignées. 

Le plus terrible pour moi était de constater que les rages de dents étaient leur quotidien. Et hop chez le dentiste, et hop on arrache la mollaire car la peu a enhavie la machoire. Encore une fois, le dentiste coûte cher donc la prévention est inéxistente. Les enfants du centre se lavent les dents grâce à Claire et aux éducateurs qui ne cessent de leur inculquer les bons gestes. Mais ils rechignent à y aller car ça fait mal. Vraiment dommage. 

Bien sûr, les 1ers secours pour les plaies infectées ou les égratignures se font sur place au centre, comme à la maison. 

La mise en place de la visite annuelle d’un psychologue soulage bien des souffrances car l’écoute est là, sans jugements. Chacun peut en toute intimité dévoiler certains plans de leur histoire. J’ai vu Claire pleurer à l’abri des regards, devant ces témoignages poignants.

Ces enfants ont tous un passé assez lourd et pourtant c’est avec insouciance qu’ils dansent divinement devants des clips vidéo ! Les plus petits jouent au roller mais étaient obligé de partager, 1 roller par enfant ! C’est sur un pied qu’ils s’élancent dans la cour. D’autres jouent aux cartes ou bien se font des paniers de basket. 

Autant que possible, nous allions à la plage tous ensemble à 1 km et demi du centre pour le bonheur de tous ! Baignade, promenade et goûter au programme sans oublier les photos ! 

Le seul moment où la grille se ferme à clé est en fin de journée à 21h précise. Il faut que tout le monde soit là. C’est la seule véritable contrainte avec celle d’aller à l’école…et donc de ne pas se coucher trop tard ! 

Un beau jeune homme veut devenir juge pour enfants ! Il veut être le justicier de tous les enfants maltraités. Il dit que le centre l’a sauvé ! 

Je pense souvent à tous ces enfants. Ce sont tous des belles personnes en droit d’être aimés ! Bravo à Claire !

 Le témoignage d’Ablaye
IMG_3414

Le 4 mars 2016

Chère Marianne,

Bonjour ou bonsoir, tout dépend à l’heure que tu reçois ma lettre.

Je tenais à te dire que pour tout ce que vous avez fait pour moi depuis 2006 restera quelque chose d’inoubliable pour moi et que nous voulons que tu saches que nous t’aimons aussi comme tu nous as montrer ton amour envers nous ainsi que pour nos petits frères qui sont là aujourd’hui présent.

Je ne sécherai pas de dire merci à M.  Augustin Carvalho qui est le père de famille de ce centre et à tous ses employés.

Je te promets que mon devoir je l’accomplirai et « je réussirai dans les études » et pour tout ce qui est de mon mieux, je le ferai pour juste réussir pour montrer à mes ennemis que je peux et j’y arriverai aussi car votre   seul souhait est que nous réussissons dans ce que nous faisons.

Vous ferez toujours partie de nos prières.

Nous te souhaitons un bon retour, merci à Prométhéé Humanitaire, à Enfance, et partage et à tous ceux dont nous ne connaissons pas et qui sont là pour nous aider; longue vie à tous ces gens là.

C’était de la part de ton fils Ablaye Diallo du vrai nom Ibrahima Khalil Diallo.

Laisser un commentaire